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D.M. Warandes-Zsaïrack

D.M. Warandes-Zsaïrack

D.M. Warandes-ZsaïrackD.M. Warandes-Zsaïrack

Etalon pur-sang arabe gris,  né le 25 mars 1993 et décédé le 10 octobre 2007 
 

 
Zsaïrack était le fils du double champion du monde Warandes Plakat, sa mère Nephrim est la mère d'Orinda, également championne du Monde et à son tour mère de champions du monde. Il avait hérité de ses parents sa bonne conformation, son bon caractère et ses magnifiques allures.
Zsaïrack était également un trés bon reproducteur dans plusieurs disciplines, son fils D.M. ISHAM, est d'ailleurs toujours actuellement étalon reproducteur chez nous
Il était remarquable sous la selle. Mais suite à un accident qui a failli lui coûter la vie, Zsaïrack n'a plus pu être monté après cela.
Il était admis à vie à la monte publique avec une première prime et testé SCID négatif.
Notre Zizou s'est éteint le 10 octobre 2007 entouré de ceux qu'il aimait...



Son pedigree

Warandes Plakat Plakat SU Aswan
Pchelka
Barwna GB Iridos
Baraka
Nephrim NL Neptun Pomeranets
Nezhenka
Rima Robert E Lee
Sithara


S'il y avait un prix pour le courage ...
... il lui reviendrait !!!



Lui, c'est D.M. WARANDES ZSAIRACK,Zizou pour les intimes, un étalon pur-sang arabe de 10 ans à l'époque, fils de Nephrim & Warandes Plakat.

Le 8 juin 2002, sa bonne étoile l'a quitté. Après une lacération au postérieur gauche avec un fil de clôture rond, Zsaïrack est emmené à la clinique De Morette de Asse. Le diagnostic n'est pas trop bon: tendon extenseur commun du doigt, branche latérale du ligament suspenseur du boulet, tendon fléchisseur superficiel du doigt, faisceau vasculo-nerveux médial sectionnés, ouverture de la gaine digitale et entaille dans l'os du canon... La chirurgie prend plusieurs heures, seul le tendon fléchisseur superficiel est suturé, les autres sont déjà trop loin.
Zsaïrack ne sera plus jamais monté, les shows sont aussi fini pour lui, mais il pourra toujours continuer la reproduction.

Le lendemain, il pose déjà son pied au sol, il se porte bien. Mais la chance n'est pas de son côté, le 16 juin, il ne s'appuie plus du tout sur son postérieur et le soulève fréquemment, apparemment il a des démangeaisons sous le plâtre. Le docteur Mespoulhès suggère de le recoucher pour vérifier la plaie: l'ensemble des tissus et la peau sont nécrotiques, la plupart des sutures ont lâchés, y compris celle du tendon, la vascularisation est douteuse. Elle nous conseille de l'euthanasier, ses chances de survie dans cet état sont inférieures à 10%. Le risque est énorme mais on le prend, la plaie est curetée, un bandage et un plâtre sont mis en place, il reste encore 2 jours en observation, puis est rapidement renvoyé à la maison. L'idéal serait que la plaie fibrose en masse afin de soutenir l'articulation privée de ses tendons et ligaments.

 



Le 23 juin, la plaie suppure au travers du plâtre. Le docteur Migden l'ouvre en pensant à la gangrène, on croise les doigts sans trop d'espoir. A notre grand étonnement, une fois nettoyée, la plaie se renourit ! Le plâtre est repositionné de manière à pouvoir l'ouvrir pour nettoyer la plaie régulièrement.

Le 12 août, il peut "sortir" du plâtre mais un ferrage spécial avec une talonnette de 6 cm doit être installé. Monsieur Debauche prépare le fer et l'installe, le pied bascule vers l'arrière, Zsaïrack s'appuie sur son boulet pour se déplacer, une autre ferrure doit être imaginée rapidement. Le fer est alors allongé vers l'arrière afin d'y souder une barre et une coudière. Ce type de ferrure semble adaptée, elle le soutient dans ses déplacements tout en nous permettant d'atteindre facilement la plaie pour la soigner.
La plaie continue a se renourir, tout ce passe bien jusqu'à ce que l'articulation se laisse aller vers l'intérieur et force sur la muraille du sabot qui finit par céder. La plaie a très bien fibrosé, mais pas assez pour soutenir l'articulation, la seule solution est de le replâtrer en attendant la cicatrisation totale.

Sans une troisième intervention, marcher sera pour lui pratiquement impossible. Le 2 janvier 2003, Zsaïrack est de nouveau embarqué en clinique. Le 8 janvier, le docteur Simon pratique une arthrodèse du boulet, la chirurgie se passe bien, le docteur est optimiste et le renvoi à la maison le 18 janvier.

Zaïrack est maintenant, ressorti après une longue période de box, il peut de nouveau marcher presque normalement, trotter, galoper et même ... jouer !!! (photos à l'appui !
)




Ce qu'il a subi a été, vous vous en doutez, extrêmement douloureux et délicat, mais il ne s'est jamais laissé abattre contrairement à moi, il a toujours eu confiance en nous nous a prouvé quelle résistance pouvait avoir le cheval arabe. Il restera toujours, pour moi, le meilleur cheval au monde.

J'aimerais remercier les docteurs Migden, Mespoulhès, Simon, Monsieur Debauche (maréchal ferrant), tous nos amis ainsi que mes parents sans qui "le petit miraculé du docteur Simon" ne pourrait plus passer de moments agréables dans ce monde en notre compagnie.

  

 



Du "haut" de son mètre cinquante, il nous en a déjà montré et il nous en montrera encore mon petit rayon de soleil, c'est promis ...
Je pense que l'on peut appeler ça: "avoir du courage" !


Mais voilà, toutes les histoires ont une fin, même celles où le héro gagne à la fin...

Mon héro nous a quitté, il est parti se reposer dans un monde où plus jamais il ne connaîtra la souffrance. Il m'a appris énormément de choses, également sur le plan humain (quelle ironie, il n'était "qu'un" cheval !).

 



Il nous a laissés la tête remplie de bons souvenirs. 
Nous sommes partis faire une petite ballade et après être rentrés, il s'est envolé, tout simplement... Mais où qu'il soit, je sais qu'il n'est jamais loin.



 



Magali Deleau
Une partie de cet article est paru dans le BAPS-SBCA n°43, pages 32 et 33.
 


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